Regarder plus haut… Plus loin

Textes du jour : Psaumes 19 | 104 | 136
« Le ciel raconte la gloire de Dieu (…) Ce n’est pas un discours, il n’y a pas de mots. »

Le temps du Carême nous invite à visiter, toujours et encore, notre relation à Dieu, à soi, aux autres et au monde. Et il faut bien se l’avouer : à regarder les nouvelles qui nous parviennent, il y a des raisons de désespérer : les conflits armés, l’insécurité, le fossé entre les privilégiés et les autres, la pauvreté galopante, même sous nos latitudes, et j’en passe.

Alors quoi ? Le temps de la résignation est-il venu ? N’y a-t-il plus aucune raison de croire, envers et contre tout, à un avenir encore possible ? Et Dieu, dans tout cela ? On le prétend tout-puissant, mais à y regarder, il ne change rien à la marche du monde… Certains l’affirment haut et fort !

C’est alors que le livre des Psaumes nous fait du bien, parce qu’il rappelle, au travers de ses nombreuses prières, que Dieu est grand. Si grand que l’immensité de l’univers, du moins ce que nous en connaissons, ne suffit pas à le contenir.

Mais, surtout, les textes de ces psaumes nous invitent à lever les yeux et à les laisser se perdre dans l’émerveillement, celui du ciel et des étoiles. À trop regarder le bout de ses pieds, on ne voit plus qu’il y a tout un univers autour de nous et qu’au cœur même de ce qui ne va pas, il y a des étincelles de bonheur, des éclats de lumière, des éclairs de génie. Peut-être qu’ils ne changeront pas fondamentalement le monde, mais ils sont des signes que l’Espoir (avec une majuscule) est toujours permis, justement quand tout semble prouver le contraire.

Regarder plus haut. Lever et élargir le regard, c’est aussi prendre conscience de la formidable capacité de la Terre et de l’environnement à s’adapter et à se guérir, même si les ressources naturelles sont mises à mal. Voyez, par exemple, la végétation reverdir après un incendie ou une tempête qui avait tout décimé.

Cette immensité insondable d’un univers à peine découvert, ne la retrouvons-nous pas dans notre organisme qui, malgré les maladies et l’âge, est encore capable du miracle de la vie ? Le souffle de la respiration et celui de la foi n’ont-ils pas une seule et même origine ?

Le ciel, les étoiles et l’humain font partie d’une seule et même histoire qui nous est donnée. Nous n’en sommes pas les avides propriétaires. Saint-Exupéry le disait avec ses mots pour nous inciter à la préservation de la création : « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ». Soyons dès à présent solidaires, membres de la grande famille humaine, et frères et sœurs en Christ, pour l’avenir de notre monde.

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Publié par

meditheo

Diacre dans l'Église réformée évangélique du Canton de Neuchâtel (EREN), auprès des aînés et des personnes fragilisées, Jean-Marc aime bien écrire et partager ses convictions, ses valeurs, ses questionnements, son humeur (bonne ou mauvaise d'ailleurs).

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