De Noël à l’Epiphanie. Episode 12 (et dernier)

Les mages ont repris la route de Jérusalem vers Bethléem, faisant une fois de plus confiance à cette étoile et aux spécialistes des Ecritures. Ils découvrent ce « Roi des juifs » dans les traits d’un enfant dans une maison. Ils lui donnent alors leurs cadeaux : myrrhe, or et encens (Matthieu 2).

6 JANVIER – FÊTE DE L’ÉPIPHANIE

Aujourd’hui, ces sages donnent ce qu’ils ont à l’enfant.

Plus tard, ce sera lui, cet enfant devenu adulte, qui donnera ce qu’il a pour le monde : sa vie, pour qu’ainsi chacun vive du don.

Donner, donner vraiment, sans rien attendre en retour.

Donner à ceux dont on sait qu’ils ne pourront pas nous rendre la pareille.

Donner parce qu’on a envie, et non parce qu’on est obligé.

Que nous puissions, nous aussi, donner ce que nous avons à ceux qui on peu ou qui n’ont plus rien.

Donnons de nous-mêmes et nous laissant guider par cette voix intérieure ou cette étoile (c’est selon) qui nous envoie vers ceux qui ont tout à recevoir.

Souvenons-nous de ces paroles de l’apôtre Paul : »Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir » (Actes 20).

Voilà. Cette méditation conclue ma série « De Noël à l’Epiphanie ». Je souhaite que ces réflexions nous aient mis en marche et nous permettent de vivre l’année 2017 transformés par la naissance, la croissance et la présence du Christ dans nos vies. Je souhaite aussi que, comme les mages, nous repartions par un autre chemin que celui que nous avons emprunté pour venir, touchés au plus profond par le Fils bien-aimé.

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De Noël à l’Epiphanie. Episode 11

Les mages ont suivi l’étoile et arrivent à Jérusalem, la grande ville. Je ne sais pas pourquoi, mais j’imagine une ville en pleine effervescence, grouillante de monde. Les voyageurs y cherchent celui qu’ils appellent le Roi des juifs. Qui imaginent-ils rencontrer ?

5 JANVIER

Ces mages cherchent un enfant qui vient de naître. Mais peut-être bien l’attendent-ils dans le palais royal d’Hérode, dans un berceau précieux, emmailloté dans des draps de valeurs ? Parce qu’un roi annoncé par une étoile dans le ciel doit forcément habiter un palais luxueux. Du moins, le croient-ils…

Ces « savants des étoiles » rencontrent d’autres « savants », ceux des Ecritures qui leur apprennent que celui qu’ils cherchent n’est pas là où ils l’attendent, mais dans une petite bourgade du nom de Béthléem, localité presque insignifiante.

Au lieu d’un palais, c’est une étable.

A la place d’un berceau, c’est une mangeoire.

En guise de draps, de la paille.

L’image du roi des juifs, celle que les mages se faisaient, a été profondément bousculée par cet enfant qui sera la lumière du monde et le sauveur de l’humanité.

Et nous, où attendons-nous, où espérons-nous rencontrer le Seigneur ?

Il est là dans nos célébrations, nos partages et nos chants.

Il est là avec ceux qui le prient dans la simplicité de leurs mains ouvertes.

Il est là avec ceux qui ne peuvent offrir que leur présence et leur amitié.

Il est là avec tous ceux qui ne savent où dormir, où manger.

Il est là où nous l’appelons, mais pas toujours là où nous le voulons.

De Noël à l’Epiphanie. Episode 10

Ces savants se sont mis en route en suivant une étoile. Ils ont fait preuve d’une confiance folle, ne sachant où ce signe allait les conduire.
Matthieu ne s’attarde pas sur les préparatifs du voyage, les motivations de ces voyageurs. L’essentiel est ailleurs : ils se sont mis en marche.

4 JANVIER
Qu’avait donc cette étoile de si extraordinaire pour qu’elle incite les mages à prendre une route vers l’inconnu ?
Etait-ce l’étoile là-haut dans le ciel ou quelque chose au fond d’eux-mêmes qui les a bousculés au point de quitter leur pays et leur confort.

Et nous, où cherchons-nous des signes de la présence et de l’action de Dieu ? Dans le monde, dans nos rencontres ? Dans l’intimité de notre coeur et de notre être ?
Les deux à la fois ? Nous avons raison car Dieu est partout : dans ce que nous voyons et dans ce que nous ressentons; dans le visible et l’invisible; à l’extérieur et à l’intérieur.
La naissance de Jésus intervient dans l’Histoire des hommes tout autant que dans la vie de chacun d’eux.
Elle est une invitation, cette naissance, à nous bouger, à sortir de nos certitudes pour prendre le chemin de la confiance et suivre la lumière que Dieu a placée dans le monde, à la faire rayonner autour de nous et à veiller à ce qu’elle ne s’éteigne jamais.

De Noël à l’Epiphanie. Episode 9

Des quatre Evangiles, Matthieu est le seul à nous faire rencontrer ces mages venus d’Orient (Matthieu 2). La tradition les a vus trois, leur a donné des noms : Melchior, Gaspard et Balthazar. Elle leur a donné les couleurs de l’humanité. On ne sait que très peu de choses à leur sujet. Tant mieux, cela laisse la porte ouverte à l’imagination !

3 JANVIER
Quelque part aux confins de la Perse, des savants scrutent les étoiles. Ils tentent d’y discerner des signes, un langage. Sans doute se disent-ils aussi en eux-mêmes, devant l’immensité de la voûte céleste : Qu’est-ce que l’homme ?
Cette question est aussi celle du psalmiste : Quand je contemple le ciel, oeuvre de tes mains, la lune et les étoiles que tu y as placées, je me demande : qu’est-ce que l’homme pour que tu te souviennes de lui, le fils de l’homme pour que tu prennes soin de lui ? (Psaume 8).
Ce même psaume montre que l’humain est élevé aux yeux de Dieu. Il n’est pas poussière négligeable perdue dans le vaste univers. L’humain est couronné de gloire et d’honneur, de peu inférieur aux anges. Rien que cela !

Aujourd’hui, l’humanité est bafouée au nom d’un dieu, d’un intégrisme, d’un pouvoir despotique. Et l’Orient en fait la tragique expérience.
Il est grand temps de retrouver la dignité de chaque être et surtout des plus petits et des plus faibles d’entre nous.
La puissance de Dieu, ce n’est pas de contraindre, mais de rejoindre là, dans l’extrême fragilité d’un petit enfant, tout ceux qui ont vu leur dignité violée.
Dieu se fait proche, se souvient et prend soin de chacun.

De Noël à l’Épiphanie. Épisode 8

Au Temple de Jérusalem, alors que Marie et Joseph viennent y présenter leur fils Jésus, ils rencontrent Siméon et Anne. Tous deux âgés, ils ne sont pas sans rappeler d’autres figures de l’histoire du salut : Abraham et Sarah, Zacharie et Elisabeth…

2 JANVIER

Siméon loue Dieu de lui avoir permis de voir le salut que Dieu envoie dans le monde avant de mourir. En même temps, il est le messager de sa destinée.

Il peut alors s’en aller en paix. Dieu a tenu parole, comme l’Esprit l’avait promis (Luc 2).

La prophétesse Anne loue publiquement Dieu. N’est-elle pas le précurseur de ces femmes qui reviendront du tombeau avec cette nouvelle incroyable : il est ressuscité ! (Luc 24)

Dieu envoie son Fils aussi à ceux qui sont au crépuscule de leur existence, comme signe de la confiance et de l’accomplissement de ses promesses.

Aujourd’hui, j’ai une pensée particulière pour nos aînés, dont certains sont seuls, malades, fatigués, mourants.

C’est pour eux que Dieu vient et c’est à eux aussi que Dieu adresse sa promesse : ils verront le salut de Dieu. Comment ? Faisons-Lui confiance.

Peut-être au travers de tous ceux qui prennent soin d’eux au quotidien.

Et comme Anne, les aînés peuvent nous parler de la présence et de l’action de Dieu dans leur vie d’avant et d’aujourd’hui et comment ils puisent dans cette relation l’espoir et la confiance pour aujourd’hui.

Dieu se rencontre et se trouve dans l’échange entre les générations, comme les membres d’une famille autour du berceau.

De Noël à l’Epiphanie. Episode 7

Premier jour de l’année 2017. Que nous réservera-t-elle ? Nul ne le sait encore. Mais, nous pouvons puiser notre espérance dans ces mots du poète : « Notre secours est dans le nom de l’Eternel qui a fait les cieux et la terre » (Psaume 124).

1er JANVIER, NOUVEL-AN
Marie et Joseph sont pieux, très pieux. Ils se soucient de respecter la loi religieuse de leur temps. On se souvient de Joseph, sur le point de rompre ses fiançailles pour ne pas déshonorer sa promise (Matthieu 1).
Aujourd’hui, huit jours après la naissance de leur enfant, et comme le veut la loi, Jésus est circoncis (on ne sait par qui) et reçoit, pour la première fois son nom (Luc 2).
La circoncision nous renvoie à l’alliance que Dieu a conclue avec Abraham (Genèse 17) aux temps anciens.

Une alliance qu’Il n’a jamais rompue tout au long de l’histoire et ce malgré les hésitations et révoltes de son peuple.
En son Fils, Dieu fait alliance avec l’humanité tout entière, et pas seulement avec quelques-uns.
Malgré nos doutes, nos errances et nos détours, Il reste fidèle en sa promesse d’alliance.
En Jésus, Dieu sauve en nous promettant que son alliance est inaliénable.
En Emmanuel, Dieu est avec nous tous les jours, dans les bons comme dans les mauvais jours,
Comme les promesses que s’échangent les époux.
C’est là notre espérance; notre folle espérance.

De Noël à l’Epiphanie. Episode 6

Pour que le jour qui se lève soit plus beau… J’aime voir le soleil se lever, les couleurs qui décorent le ciel avant l’apparition de l’astre du jour.

31 DECEMBRE, DERNIER JOUR DE L’ANNEE
Dieu, en son Fils, nous donne la lumière. C’est lui déjà qui avait séparé la lumière de la nuit au commencement (Genèse 1).
Dès le début, Dieu n’a pas voulu que l’humanité vive dans les ténèbres.
Il a illuminé la nuit des hommes de sa lumière (Jean 1).
Une lumière qui brille dans le monde; dans ce monde bouleversé et meurtri.
Dans ce monde où tant d’êtres humains ne voient plus de lumière dans leur vie.
Où tant d’êtres humains recherchent, espèrent, supplient une lumière.
Jésus, lumière du monde, naît justement pour eux et pour nous, au plus profond de la nuit pour faire lever les lueurs de l’espoir.
L’espoir malgré tout.
L’espoir comme la promesse d’une vie.