Ton rire = mon rire !

Texte du jour : Exode 22, 20-22 :
Vous ne devez pas maltraiter ou exploiter les étrangers installés chez vous ;
rappelez-vous que vous étiez aussi des étrangers en Égypte.

Il y a des sourires qui en disent long. Des visages qui expriment la joie de vivre, vraie et sincère. Des sourires accueillants et engageants qui invitent au dialogue et à la bonne humeur. Il y en a d’autres crispés et de façade ; des sourires qui prétendent que ça va, alors qu’au fond de soi, ça ne va pas si bien que cela. D’autres qui s’affichent comme pour s’excuser. D’autres encore figés, parce que sur une photo, il faut sourire… « Allez, un p’tit sourire, s’il vous plaît ! »

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Ouvre nos portes intérieures

Prière de Jacques Julliard, pasteur de l’Église protestante unie de France
in Evangile et Liberté, n° 316, Février 2018, p.19.

Mise en page de JM L

Dieu notre Père,

Ta Parole traverse le temps,
traverse l’histoire,
traverse nos vies.
Traçant des chemins de lumière.

Par elle, nous ne sommes plus perdus
au gré du vent,
ballottés dans les agitations
et les incertitudes du présent.

Car nous croyons que nos racines profondes
et notre destination dernière
sont en Toi,
en ton Esprit
qui souffle sur le monde,
du commencement
jusqu’à la fin des temps.

La grande souffrance des hommes,
notre grande souffrance,
est de t’avoir perdu
ou de te perdre encore,
ou de fermer à ta voix
nos portes intérieures,
de sorte que nous sommes privés
de mémoire et d’espoir.

Mais ta parole,
si nous savons l’entendre
ou la garder,
nous enracine
dans les profondeurs du passé,
et lance vers l’avenir
des passerelles d’espérance.

Elle élargit nos cœurs
et nos pensées,
en ouvrant nos vies
à leur vraie dimension,
leur vraie grandeur,
leur vraie durée,
celles de l’infini et de l’éternité.

Dieu, notre Père,
ouvre nos portes intérieures,
pour que passe
au plus profond de nous,
ton Souffle créateur.

Le carême : j’en veux… j’en veux pas !

Si le carême, c’est jeûner, juste pour avoir faim et ressentir des crampes, alors je n’en veux pas.
Mais, si le carême, c’est faire un peu plus de place à l’essentiel, alors, j’en veux bien de ce carême-là.

Si le carême, c’est renoncer à tout, juste pour avoir bonne conscience, alors je n’en veux pas.
Mais, si le carême, c’est revivifier ma relation à moi-même, à l’autre et à Dieu (dans le désordre) dans l’intimité de la méditation et de la prière, alors j’en veux bien de ce carême-là.

Si le carême, c’est imposer le silence, juste pour ne pas dire n’importe quoi, alors je n’en veux pas.
Mais, si le carême, c’est se mettre à l’écoute dans la joie partagée et dans la rencontre (même silencieuse), alors j’en veux bien de ce carême-là.