Prêt au changement ou quand le changement s’impose par lui-même

RÉFLEXION. Ce premier trimestre 2019 est synonyme de changement pour moi : je vivrai une transition vers un autre ministère, un autre canton et une autre Église. Il y a ce sentiment de s’aventurer vers quelque chose de moins connu. C’est cela qui est beau.


Commençons par un gros mot : Kairos !

L’image en tête de cet article provient de la page 7 de la revue Évangile & Liberté, n° 325, janvier 2019. Elle présente en gros plan un mot KAIROS. C’est un mot grec qui signifie : « le moment opportun ». Pourrais-je dire qu’il s’agit d’un temps fugace, et donc insaisissable, où tout peut basculer, où tout peut devenir possible. C’est aussi « le moment choisi par Dieu pour accomplir son projet. » Pourquoi donc retenir ce gros mot théologique (selon la rubrique d’Évangile & Liberté) pour parler de mon changement professionnel ? Parce que ce mot illustre parfaitement les circonstances de mon évolution professionnelle qui m’ont appris que l’attente n’est pas vaine.

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Job ou la confiance devant l’absurdité

Petite intro : cette réflexion s’inscrit dans le cadre d’une cérémonie d’adieux.
Job est juste devant Dieu et devant les hommes. Il est béni. Et pourtant, cela ne le préservera pas de la perte de ses enfants, de la misère ni de la maladie. Mais toujours il croira, envers et contre tout, à la justice de Dieu, malgré ses amis qui tenteront de le raisonner en lui faisant admettre une faute même inconsciente.Parce que Dieu ne punit pas sans raison…

Livre de Job 19, 25-27 :

Je sais bien, moi dit Job, que mon libérateur est vivant,
que le dernier, il surgira sur la poussière.

Et après qu’on aura détruit cette peau qui est mienne,
c’est bien dans ma chair que je contemplerai Dieu.

C’est moi qui le contemplerai, oui, moi !
Mes yeux le verront, lui, et il ne sera pas étranger.

Mon cœur en brûle au fond de moi.

 

Pauvre Job ! Oui, pauvre de lui ! On le voyait comme l’ami de Dieu et le voilà maudit, assis sur un tas de fumier, couvert de furoncles. On se demande ce qu’il a bien pu faire pour en arriver là. Il y a forcément une raison, et une bonne, pour que Dieu l’ait ainsi puni et abandonné. Parce que Dieu, ici, on ne l’entend pas.

Job aurait certainement toutes les raisons du monde d’en vouloir à la terre entière et à Dieu surtout. Lui, son serviteur, qui n’a eu de cesse de faire le bien et voilà comment il est récompensé. Et pourtant, Job n’accuse pas le Divin de son sort. Il se désole plutôt de ses amis qui cherchent à le convaincre qu’il y a forcément dans sa vie quelque chose qui a déclenché la colère du Seigneur…. Oui, mais non ! Job est juste et il revendique sa piété. Continuer la lecture de Job ou la confiance devant l’absurdité

Dieu veilleur

Texte : Psaume 121
« Je lève mes yeux vers les montagnes. D’où me viendra le secours ?
Le secours me vient de l’Eternel qui a fait les cieux et la terre. »

Où puiser notre confiance quand le cours de la vie nous contraint à traverser une épreuve, comme l’est la séparation d’avec un être aimé ? Où trouver et retrouver les forces qui nous permettront de continuer malgré l’absence le chemin qui est le nôtre ?

Ces questions, je les ai déjà abordées avec des personnes ici ou là et les réponses sont aussi diverses que les convictions et les valeurs de chacun : la famille, les amis, l’occupation, le travail pour les uns, l’intériorité, la nature, Dieu pour les autres et j’en oublie certainement.

Le roi David, le poète, y répond sans détour : Le secours me vient de l’Eternel qui a fait les cieux et la terre. Devant la montagne, synonyme de dangers pour le voyageur d’alors (les brigandages y étaient fréquents, tout comme les éboulements), David puise sa force et sa confiance dans le Dieu de ses pères, dans le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, dans le Dieu des commencements, dans le Dieu de l’histoire, de notre histoire.

Il voit en son Sauveur un Dieu veilleur qui jamais ne s’assoupit ni ne l’oublie. Toute sa vie durant, de sa naissance à sa mort, David place sa foi et son espérance en ce Dieu gardien d’Israël, à l’image du berger du psaume 23.

Quand l’épreuve nous touche, on peut se demander, et c’est légitime, où est ce Dieu-gardien toujours veilleur ? Pourquoi cela nous arrive-t-il à nous, ainsi et maintenant, alors que Dieu est censé nous préserver de tout mal ?

Et pourtant, je crois que Dieu est bel et bien là, comme ultime rempart, comme ultime secours, comme ultime vis-à-vis. Quand tout semble nous échapper, il est là, fidèle et solide. A l’image de David, on peut croire à cette force qui nous dépasse, à ce Dieu veilleur. Mais c’est d’abord une affaire de foi intime et personnelle, que rien ne peut ni prouver ni contraindre.

Dieu a mille et un visages. Il se laisse deviner dans la beauté de la nature et la majesté d’une montagne. Il se laisse entrevoir dans la lumière d’un sourire et d’un regard. Il se laisse entendre dans le doux murmure d’une chanson et d’un mot d’amour.

Mais pour que nous puissions mettre un visage sur son nom, Dieu a pris les traits de Jésus de Nazareth. En lui, Dieu se fait homme pour vivre, lui aussi, lui surtout, notre vie, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses peines. En Jésus, c’est Dieu qui visite et vit notre histoire, qui vient mettre un visage sur son amour, amour qui se donne sans compter jusqu’au bout de la vie, car Dieu est amour… et amour sans limite pour tous.

Dans les temps et contretemps de notre existence, Dieu est là, comme l’amour ultime, comme l’amour signe d’espérance, comme l’amour qui demeure à jamais.

Dieu veille ! Il est notre secours !

De Noël à l’Epiphanie. Episode 10

Ces savants se sont mis en route en suivant une étoile. Ils ont fait preuve d’une confiance folle, ne sachant où ce signe allait les conduire.
Matthieu ne s’attarde pas sur les préparatifs du voyage, les motivations de ces voyageurs. L’essentiel est ailleurs : ils se sont mis en marche.

4 JANVIER
Qu’avait donc cette étoile de si extraordinaire pour qu’elle incite les mages à prendre une route vers l’inconnu ?
Etait-ce l’étoile là-haut dans le ciel ou quelque chose au fond d’eux-mêmes qui les a bousculés au point de quitter leur pays et leur confort.

Et nous, où cherchons-nous des signes de la présence et de l’action de Dieu ? Dans le monde, dans nos rencontres ? Dans l’intimité de notre coeur et de notre être ?
Les deux à la fois ? Nous avons raison car Dieu est partout : dans ce que nous voyons et dans ce que nous ressentons; dans le visible et l’invisible; à l’extérieur et à l’intérieur.
La naissance de Jésus intervient dans l’Histoire des hommes tout autant que dans la vie de chacun d’eux.
Elle est une invitation, cette naissance, à nous bouger, à sortir de nos certitudes pour prendre le chemin de la confiance et suivre la lumière que Dieu a placée dans le monde, à la faire rayonner autour de nous et à veiller à ce qu’elle ne s’éteigne jamais.