Dieu n’est pas un « bon génie » ou l’écharde dans la chair (2Co 12, 7)

Texte du jour : 2 Corinthiens 12, 7-10
« Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ».

On aimerait certainement que toutes nos prières soient exaucées par Dieu. Qu’il réponde à toutes nos demandes, comme nous le voulons : qu’il nous guérisse, nous soulage, qu’il nous protège ou qu’il nous appelle auprès de lui, parce qu’ici, c’est devenu trop dur, trop douloureux, trop long, trop ennuyeux… Ou parfois, on aimerait retrouver les forces de ses 20 ans pour faire encore tant de choses… On aimerait bien que Dieu ait plus pitié de nous… Mais Dieu ne répond pas. Du moins, le croit-on.

Il me vient alors qu’on fait de Dieu un « bon » génie comme celui de la lampe d’Aladin (une version destinée aux enfants ici). Il frottait sa lampe, le génie apparaissait là et quand il le voulait et réalisait tous ses désirs. Le génie était devenu l’esclave d’Aladin (un article Wikipédia pour les adultes ici).

Paul, l’infatigable voyageur, le prédicateur zélé, est loin de l’image d’Aladin. Il est plus près de nous. Lire la suite « Dieu n’est pas un « bon génie » ou l’écharde dans la chair (2Co 12, 7) »

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Le Dieu de l’alliance est fidèle

Texte du jour : Deutéronome 4, 29-40
« Réfléchissez aux événements d’autrefois,
à ce qui est arrivé longtemps avant vous,
depuis que Dieu a créé l’humanité sur la terre. »

« O Dieu, tu es fidèle en tout ce que tu fais. »
La fidélité est certainement un attribut de Dieu. Lui qui a accompagné son peuple d’Égypte en Terre promise, qui a inspiré les prophètes, qui a soutenu ses soldats dans les combats. Dieu est resté fidèle malgré les doutes et les révoltes de son peuple qui se posait la question : Le Seigneur est-il avec nous oui ou non ? (ce qui ne remet nullement en cause l’existence de Dieu).

Dieu est fidèle, parce qu’il fait alliance avec l’humain. Et Dieu n’oublie pas ce pacte qu’il a scellé. Aujourd’hui, le peuple qui a marché dans le désert depuis près de 40 ans est aux portes du pays que Dieu lui a promis. Une nouvelle page de son histoire est sur le point de s’écrire. C’est alors le moment que choisit Moïse pour rappeler la fidélité de Dieu depuis le commencement, depuis la Création. Il invite à se souvenir des faits extraordinaires que Dieu a accomplis dans l’histoire humaine. Il invite à réfléchir à des questions qui mettent en évidence le caractère unique de ce Dieu qui a libéré son peuple de l’esclavage en Égypte. Ainsi, le peuple comprendra, une fois encore, que seul le Seigneur est Dieu et qu’il n’y en a pas d’autres.

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Résolution bis : prendre du temps avec Dieu

J’ai retrouvé ce texte que j’ai écrit dans le bulletin paroissial des Hautes Joux La Pive début 2014 déjà. Il reste d’actualité pour moi.
Je le partage ici.

Nous voici à l’heure d’ouvrir un nouvel agenda. Sans doute est-il déjà en partie rempli par des rendez-vous, des événements, des anniversaires… Noter, prévoir, pour ne rien oublier.

Le début de l’année coïncide souvent aussi avec de bonnes et nouvelles résolutions. Même si on sait qu’on ne parviendra peut-être pas à les tenir, pas toutes en tout cas.

J’en partage une avec vous, amis lecteurs, que j’ai envie de faire mienne : prendre du temps ! J’aimerais prendre du temps pour me mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, en pratiquant la lectio divina. J’ai expérimenté à plusieurs reprises et sous diverses formes cette lecture priante de la Bible dans le cadre de retraites spirituelles. Et puis, vous savez bien, les activités du quotidien prennent de plus en plus de place, le rythme s’accélère et on n’a plus le temps de rien. Ou plutôt, on ne prend plus le temps de rien. Mais c’est un autre débat, revenons à la lecture…

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Une résolution, une seule : se mettre en route

Texte : Evangile de Matthieu 2, 1-12
Voici que des mages arrivèrent d’Orient à Jérusalem et demandèret : « Où est le Roi des juifs qui vient de naître ? »

En ce début d’année, peut-être avez-vous pris de bonnes résolutions. Ou pas ! Les résolutions restent souvent des vœux pieux et elles durent… ce qu’elles durent, c’est-à-dire pas très longtemps, ne changeant pas grand-chose à notre existence.

Ces voyageurs venus de loin, ces savants du ciel, ont pris, eux, une résolution qui a changé leur vie : ils se sont mis en route pour aller à la rencontre du « Roi des juifs ». Leur voyage les a fait rencontrer un roi d’abord, un parmi ceux du monde : Hérode, mais ce n’était pas celui qu’ils cherchaient. Ils ont rencontré ensuite d’autres « savants », ceux des Écritures, qui leur ont indiqué une direction, un lieu : Bethléem. Enfin, ils ont rencontré celui qu’ils cherchaient : un enfant venant de naître.

Ce récit de la visite des mages me fait penser à notre vie à tous, faite de rencontres, à différents moments. De ces rencontres qui peuvent tout changer. Parfois, elles peuvent nous égarer, évidemment. D’autres fois, elles nous feront avancer, elles nous conduiront à d’autres rencontres. Ce qui compte, c’est d’être en marche, en mouvement, que ce soit physiquement ou par la foi. Se laisser interpeller par une parole, un texte, par un geste, c’est aussi être en marche dans la foi. Une marche qui nous conduit à l’enfant que Dieu a fait naître dans notre humanité : Jésus-Christ. L’enfant dans lequel Dieu se laisse rencontrer.
Aujourd’hui, nous pourrions peut-être prendre la résolution de nous mettre en route à notre tour pour découvrir Dieu et lui faire cadeau de notre seul trésor : un coeur ouvert et prêt à l’accueillir.

En marche pour dire Dieu, si c’était possible…
• Dans l’immensité d’un ciel étoilé, pour dire la grandeur de Dieu.
• Dans la création toute entière, pour dire la beauté de Dieu.
• Dans la naissance de son Fils, pour dire l’amour de Dieu.
• Dans les visages que nous rencontrons, pour dire la proximité de Dieu.
• Dans le secret de la prière pour dire la profondeur de Dieu.
• Dans l’imprévu, pour dire l’inattendu de Dieu.
• Dans chaque moment de notre vie, pour dire la promesse de Dieu.
Cette rencontre changera certainement notre regard sur la vie et le
monde et nous fera découvrir un autre chemin avec Lui.

Noël : une lumière dans nos profondeurs

Texte : Evangile selon Luc 2, 1-8
« Et elle mit au monde son fils premier-né; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire. »

On connaît par cœur ce récit de la Nativité. Les enfants de nos paroisses l’ont interprété et joué de mille et une manières en cette veillée de Noël. On a déjà tout dit à son sujet ! Alors y aurait-il encore quelque chose qui reste à explorer dans ce texte ? Je veux croire à la nouveauté de l’Evangile, à un message sans cesse renouvelé, malgré le temps et la tradition.
Jésus naît dans une mangeoire. Voilà qui est étonnant ! Bien sûr, les experts s’accordent pour dire que c’est là un signe d’humilité et d’abaissement ; que c’est dans la fragilité que se révèle la force de Dieu, le Très-Haut qui se fait le Très-Bas. J’accepte évidemment tout cela, parce que cela a du sens. Mais il y a une petite voix tout au fond de moi qui affirme obstinément qu’il y a autre chose encore qui me concerne personnellement, intimement.
Alors ensemble, écoutons ce texte, ce que Dieu nous dit au travers et au-delà des mots. Essayons d’imaginer la scène à Bethléem, élargissons un peu le décor : la crèche, l’étable où se reposent les animaux. La tradition y a vu un bœuf, un âne, des moutons mais il doit y avoir d’autres animaux encore. C’est un endroit peu accueillant, surtout pour des voyageurs, pour une jeune femme sur le point d’accoucher. On imagine la saleté, la pénombre, les odeurs, les mouches, allez savoir… Et c’est là, dans ce lieu si peu propice que naît celui qui sera appelé Prince de la Paix. Laissons tout cela monter et prendre forme en nous, dans notre imagination. Laissons-nous dévoiler par cette scène, laissons-la nous pénétrer jusqu’au plus profond de nous…
Peut-être, découvrons-nous alors qu’il y a en nous aussi cette pénombre, là dans nos profondeurs. Un lieu tout aussi peu accueillant peuplé, par exemple, de tristesses pas encore consolées, de regrets jamais exprimés, de colères pas vraiment éteintes, d’erreurs pas toujours pardonnées ou un vide. Il y a, peut-être, en nous cet endroit où nous n’allons jamais, par peur de ce que nous pourrions y découvrir. Mais il est là et fait partie de nous, entièrement et intimement, cet endroit que nous avons oublié à force de ne plus y penser.
C’est là, justement là, que Dieu vient faire naître sa lumière et éclairer tout notre être. Oh pas pour nous jeter au visage cette part de nous-mêmes et ainsi nous culpabiliser de ne pas être à la hauteur ! Non, bien au contraire ! Il vient poser un regard de bienveillance, de tendresse et d’amour, à l’image de Marie et Joseph devant leur enfant. Dieu vient poser sur nous, sur tout notre être, ce regard d’amour et de bonté, disant : « Tu  es aimé de Dieu, tel que tu es. »
Emmanuel. Dieu est là, avec nous, dans le tréfonds de notre être, dans notre pénombre, comme une lumière naissante qui appelle à l’amour, à la joie, à la tendresse. Qui nous appelle à la vie avec Lui, dans la confiance.
Dieu est cette voix qui nous invite à le rejoindre aussi là où nous n’avons pas envie d’aller, là où nous avons peur d’aller et qui nous dit : « N’aie pas peur, je suis là avec toi ! »

Ah, si seulement, tu déchirais les cieux !

Texte : Esaïe 63,16-64,7
« Ah si seulement, tu déchirais les cieux… »

Ah si seulement, tu déchirais les cieux et ébranlais les montagnes !
Alors, oui, tous verraient que tu es le Dieu tout-puissant, le Dieu devant qui rien ne résiste ! En ces temps troublés, on aurait bien besoin de quelque certitude que toi, Dieu, tu n’as pas abandonné ce monde !
Envoie-nous un signe, juste un signe, pour nous redonner espoir, pour affermir notre courage face à l’adversité.

Nous vivons jour après jour, marchant un peu à tâtons, sans vraiment savoir si nous faisons bien. Parfois, nous cédons et notre cœur devient un peu moins ouvert. Et on doute un peu… beaucoup. On se raccroche à ce qu’on peut, à ce qu’on voit, à ce qu’on sait, à ce qui est là.

Ah si seulement, tu descendais et ébranlais tous ceux qui disent que tu nous as oubliés.
Alors, oui, tous verraient enfin que tu es là, que tu existes bel et bien !
Parce qu’en ces temps troublés, on cherche son bonheur un peu partout, un peu nulle part, comme des abeilles butinant de fleur en fleur.

Nous vivons jour après jour, dans cette attente de ton retour, dans cette espérance qui devrait nous rendre toujours joyeux.
Nous n’y parvenons pas toujours, il y a de ces moments où on dit, où je dis « pourquoi nous laisses-tu errer hors de tes chemins ? »

Ah si seulement….
Comment ?
Quelle est cette voix et d’où vient-elle ?
De là-haut, du ciel ? Non. Ecoutez, écoutez bien.

Cette voix, elle vient de notre cœur. Elle se fait murmure.
Ecoutez ce qu’elle nous dit :
« Je suis descendu. Je suis là. C’est moi, ton père. Tu es mon enfant et rien d’autre ne compte, maintenant. Repose-toi sur moi… Je suis là. »
Serait-ce toi, Seigneur, cette petite voix au fond de moi ?
Mais alors, tu ne m’as pas oublié ? Tu ne nous as pas oubliés ?

Mais, les autres, tous ceux qui disent que…

« Laisse-les dire ! Mon enfant. Tu sais, je ne cesse de m’approcher d’eux, de les visiter, de leur parler à eux aussi. Mais ils n’entendent pas. Ils ne prennent plus le temps de m’écouter. Mais ça ne fait rien. Moi, je ne me lasse pas et je continue de marcher avec eux, comme avec toi. »

C’est drôle : quand tu me parles, là tout au fond de moi, je sens que quelque chose bouge ; que quelque chose vibre. Je ne sais trop. Et ça me fait du bien.
C’est comme si mon cœur devenait une pâte, de l’argile.
Mon cœur prend une consistance nouvelle : il n’est plus dur comme un caillou…
il devient tendre, tendre comme un amour naissant.

Soyons patients, actifs et audacieux

Textes : Matthieu 25, 14-30 et 1 Thessaloniciens 5, 1-6
« Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres. »

Vous le savez bien, chers Amis, combien le temps passe vite, trop vite, quand on est en bonne compagnie et combien il peut être long…. Quand on attend. Alors quand les heures, les jours, les mois s’allongent au point peut-être de devenir ennuyeux. Que faire de ce temps qui n’en finit pas ?

Jésus et Paul parlent tous les deux du temps qui passe. Du temps de l’attente, celui du Jour du Seigneur, entendez par là de sa venue. Jésus par une histoire, Paul dans une lettre. On peut sans doute penser que pour tous les deux, ce jour-là allait venir vite, très vite… Et le temps passe et on attend. Et il faut se rendre à l’évidence… le temps est long. Aujourd’hui, certains diront : et on attend toujours et encore… Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

Jésus et Paul s’entendent sur le comportement à adopter : il ne s’agit pas de s’endormir sur ses lauriers et attendre que cela arrive en se croisant les bras. Jésus et Paul veulent nous réveiller. Nous avons à attendre oui, mais en œuvrant à ce jour ici et maintenant déjà, en témoignant de la Bonne Nouvelle, en mettant à profit ce que l’Esprit de lumière, le Souffle de Dieu, nous a donné. C’est ainsi que nous serons des fils et des filles de la lumière.

La parabole des talents, nous la connaissons bien. Le maître lui aussi connaît bien les capacités de chacun et il en tient compte. Ce n’est pas la quantité rapportée au maître qui fait de bons ou de mauvais serviteurs. C’est l’élan.

Dieu nous appelle à l’audace, à la prise de risques, à placer son capital-confiance dans des actions qui montrent que le jour du Seigneur est déjà présent, ici là où nous sommes et que c’est à nous de le faire montrer aujourd’hui déjà, tout en attendant la venue du Seigneur au jour et à l’heure qu’Il aura lui-même choisi.

Quelqu’un me disait un jour : « Vous savez, je n’ai pas peur de mourir, je suis prêt et j’attends ce jour-là. Mais je ne suis pas pressé ! » Cette personne profitait de chaque nouveau jour de sa vie, comme si c’était le dernier. Et le soir, elle remerciait pour ce qui lui avait encore été donné de vivre. Elle ne pouvait plus lire, ou seulement les (très) gros titres ; elle ne regardait plus la télévision ; elle écoutait un peu la radio. Mais elle priait. C’était là le don qu’elle avait reçu. Elle priait tous les jours et elle disait ‘merci !’ Merci pour la vie. Merci pour aujourd’hui. Car, ce jour de la venue du Seigneur, c’est aujourd’hui déjà. Oui, vous avez bien entendu : aujourd’hui, pas seulement demain ni après-demain. C’est aujourd’hui que Dieu nous adresse sa Parole et nous demande d’en faire quelque chose ; que Jésus se révèle dans nos rencontre et souvent à notre insu ; que l’Esprit souffle son vent de lumière. C’est aujourd’hui le jour du Seigneur, le jour le plus important de notre vie à tous !

Tout bientôt, nous allons entrer dans le temps de l’Avent. N’attendons pas Noël en spectateurs passifs, mais devenons dès aujourd’hui et chaque jour des témoins, des prophètes au nom du Seigneur qui annonçons sa venue dans le monde. N’attends pas le jour du Seigneur, il est déjà là et c’est maintenant !

Prophète un jour!

Petite réflexion à propos d’Amos 7, 14-15 :
Amos répondit à Amacya : « Je n’étais pas prophète, je n’étais pas fils de prophète, j’étais bouvier, je traitais les sycomores ; mais le SEIGNEUR m’a pris de derrière le bétail et le SEIGNEUR m’a dit : Va ! prophétise à Israël mon peuple.

On n’est pas prophète par nos propres actions, efforts ou par généalogie. On devient prophète par la grâce de Dieu. C’est Lui qui nous choisit dans notre situation et nous envoie porter sa Parole au monde. Va, prophétise ! Va, laisse-toi guider par l’Esprit de sagesse. Va, Je suis avec toi.

Une parole qui ne tient pas en place

Texte : Marc 1, 29-39
Jésus dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins. Je dois prêcher là-bas aussi, car c’est pour cela que je suis venu. »

Ah, mes amis, quelle journée ! Je ne parle pas de la mienne, mais bien de celle de Jésus en ce jour de sabbat, où selon la loi, il n’est pas permis de travailler. Jésus a eu fort à faire. Il y a d’abord eu sa visite à la synagogue ; rien d’étonnant, un jour de sabbat. Là, il a enseigné et chassé des démons, ce qui provoqué l’étonnement général. Ensuite, il se rend à la maison de Simon et guérit sa belle-mère puis tous les estropiés et les malades de la région dès la tombée du jour, signant la fin du congé sabbatique. Oui, quelle journée ! Pas de repos en ce jour de repos !

Alors, on comprend sans doute aisément que Jésus ait eu besoin d’un temps à l’écart pour souffler, pour remettre sa vie et sa personne sous le regard de Dieu son Père. Il s’isole pour prier, pour partager ce moment d’intimité avec Dieu au cœur de l’agitation ambiante. Cela est essentiel de se ressourcer à la Source pour que nos activités, notre journée, toute notre vie prennent du sens. Mais cela ne dure pas : on le recherche, on veut qu’il poursuive ce qu’il a commencé la veille, parce qu’il y a encore d’autres possédés, d’autres malades à guérir… !

Mais Jésus les laisse, décidant d’aller là où son message doit être prêché et annoncé, dans les villages voisins, parce que là aussi, les habitants doivent entendre cette bonne Nouvelle de la bouche de ce voyageur itinérant qui ne tient pas en place. C’est là le cœur de sa mission : annoncer le Règne de Dieu d’où personne n’est exclu, où chacun a sa place et s’il l’a perdue dans la société qu’il la retrouve sous le regard de Dieu. Il lui faut aussi chasser tous ces démons qui font obstacle à cette bonne Nouvelle. Eux, ils reconnaissent Jésus avant l’heure, mais ce n’est pas encore le moment de le révéler au monde, pas maintenant. Nous ne sommes qu’au début de ce témoignage qui fait son chemin dans le monde, qui échappe à toute tentative d’enfermement.

En effet, la Bonne Nouvelle de Jésus n’est pas destinée à rester confinée dans une maison, dans un temple, dans un livre fût-il sacré. Cette Bonne Nouvelle ne tient pas en place et s’invite dans la communauté tout autant que dans l’intimité d’une chambre, dans la proclamation publique tout comme dans le tête-à-tête. Elle se rit des frontières géographiques, culturelles, religieuses, parce qu’elle est destinée à tous, sans exception.

Jésus n’a jamais cherché le confort d’une maison et d’un lit, mais il n’a cessé de parcourir routes et chemins pour aller à la rencontre de ceux qui attendaient une parole bienfaisante et bienveillante.

Aujourd’hui encore, à nous aussi, cette Nouvelle vient rendre visite. Elle vient nous bousculer, nous mettre en route et nous emporte avec elle.

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